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HISTOIRE

PRÉAMBULE

Des céramiques et des monnaies retrouvées sur le site de l’église laissent envisager un habitat déjà installé à l’époque gallo-romaine. En profondeur, des restes de murs épais semblent indiquer l’existence d’une ancienne enceinte circulaire de part et d’autre de la départementale. Cet habitat gallo-romain pouvait être justifié par l’exploitation des mines de plomb argentifère toutes proches au hameau d’Etaize, depuis l’époque gauloise.

Au nord de la commune, le Pont de la Pierre reste un beau témoin d’un ancien itinéraire médiéval.

À partir du Moyen Age, trois églises ont été successivement construites au-dessus de l’ancienne enceinte. L’église actuelle a été achevée en 1901. On peut retrouver, un peu en dessous, un ancien relais muletier qui a abrité le transport du sel au moins au XVIIIe et au XIXe siècle.

La population de 400 habitants au début du XIXe siècle était tombée à 163 en 1968. La commune a connu depuis une progression record de 158 % en dépassant à nouveau les 400 habitants. Ses résidents actuels apprécient sans doute sa situation tranquille, son exposition abritée et son panorama ouvert face aux Alpes. L’école privée ayant fermé en 1998, les enfants vont à Félines, à Charnas ou aux Tamaris de Peaugres.

Les sociétés sont encore peu nombreuses, mais l’Association Animation Loisirs et Culture organise plusieurs événements dans l’année. D’autres activités s’exercent en intercommunalité.

POLITIQUE ET ADMINISTRATION

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 mars 2008 Jean-Louis Bonnardel
mars 2008 2014 Christian Chabaud
mars 2014 23 mai 2020 Armand Vallet Retraité
23 mai 2020 En cours (au 24 mai 2020) Hugo Biolley DVG Étudiant à Sciences Po Grenoble
A noter que lors de son élection en mai 2020, Hugo Biolley est le plus jeune maire de France.

POPULATION ET SOCIÉTÉ

Démographie

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.

En 2017, la commune comptait 453 habitants, en augmentation de 7,6 % par rapport à 2012 (Ardèche : +2,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  <small
179318001806182118311836184118461851
400348386402396396397389399
185618611866187218761881188618911896
403380353363350335319320303
190119061911192119261931193619461954
280273267217202178202217191
196219681975198219901999200620072008
177163179181233262344356368
20132017
434453
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 1999 puis Insee à partir de 2006.)
Histogramme de l’évolution démographique

La population de 400 habitants au début du XIXe siècle était tombée à 163 en 1968. La commune a connu depuis une progression record de 158 % en dépassant à nouveau les 400 habitants.

  • en avril, passage du rallye d’Annonay.
  • en juin concert et passage de l’Ardéchoise.
  • en juillet, tous les deux ans, jeux interquartiers avec Félines.
  • en septembre, Arts de la rue.
  • en octobre, rôtie de châtaignes.
Associations

La commune possède une ACCA avec une trentaine de chasseurs, une vingtaine aussi de seniors adhérents aux « Genêts Verts », la troupe de théâtre « Chrysalide » et l’Association Animations Loisirs et Culture. C’est cette dernière qui assure l’essentiel des événements festifs de l’année : matinée cochonnailles en février, accueil du rallye d’Annonay en avril (avec le CCAS), en juin organisation d’un concert et accueil de l’Ardéchoise, vide greniers en août et accueil du Père Noël en décembre.

L’association existe depuis 1984, mais s’est renforcée en 2009 et comprend en 2015 une vingtaine de membres d’âges divers, et notamment des habitants récents. Traditions et initiatives semblent arriver à s’y côtoyer dans une bonne dynamique.

En juin, une initiative de particuliers a créé les « Vinz’Arts », qui ont permis à des artistes professionnels régionaux d’exposer dans trois lieux.

Autrement, les habitants profitent de structures intercommunales, et notamment des Arts de la rue avec le Soar, et des activités AFR avec Félines et Charnas.

ÉCONOMIE

Une agriculture diversifiée

Les sols de la commune sont plus ou moins fertiles selon leur situation. Les moins faciles à cultiver sont abandonnés. Quelques autres restent réservés pour la construction. Mais on dénombre quand même encore sur le territoire six exploitants agricoles à temps plein et quelques retraités. Dans l’ensemble, il s’agit de polyculture. Les fruitiers les plus cultivés sont les pommes, car les cerisiers sont de plus en plus abandonnés, et les abricotiers ont du mal à réussir. Les vignes produisent du vin de pays. Les prés et les champs de céréales sont cultivés pour nourrir et élever sur place des vaches à viande ou à lait, et des chèvres laitières.

Des moulinages d'hier et d'aujourd'hui

L’industrie textile a connu beaucoup de fermetures d’usines en Ardèche, mais un moulinage fonctionne encore à Vinzieux. Le moulinage consiste à tordre le fil de base tout en l’enroulant sur une nouvelle bobine. Cette opération le rend plus solide, ou permet d’en rassembler plusieurs. Elle intervient entre la fabrication du fil, qui se faisait autrefois dans les Cévennes, et son tissage, qui se faisait à Lyon. Les pentes des rivières ardéchoises fournissaient l’énergie motrice pour les machines.

Le moulinage encore en fonction à Vinzieux est l’atelier de Bernard Barou, au quartier de Trèves, près de la route de Maclas. Le bâtiment a été construit et aménagé en 1996, avec une prudence d’investissement qui a sans doute permis à l’entreprise de survivre aux dernières crises. Ce moulinage s’est aussi spécialisé dans un créneau : celui des fils de couleur, fabriqués en petite série avec beaucoup de réactivité. Il fait vivre trois personnes.

Avant 1996, la famille Barou dirigeait le moulinage du Pont de la Pierre, qu’elle avait remis en fonctionnement en 1918. Tout a fonctionné jusqu’en 2003. Une seule machine y est encore utilisée de temps en temps, mais l’ensemble de ce site traditionnel est précieusement conservé en état.

Un canal de 600 mètres amenait l’eau du ruisseau du Limony. Le poids de l’eau faisait tourner une roue à « augées ». Plusieurs gros engrenages permettaient ensuite d’accélérer le mouvement, qui était transmis aux machines par des axes, des courroies et des engrenages réglables. Ces machines étaient fabriquées dans la région. Au Pont de la Pierre, on bobinait le fil de soie à l’étage, et on le tordait au rez-de-chaussée. Le dernier étage du bâtiment était le dortoir des ouvrières au XIXe siècle.

CULTURE LOCALE ET PATRIMOINE

Lieux et monuments

Le village est installé en exposition au sud, à mi-pente entre les terrains cultivés et les bois. On y dispose d’une vue étendue, notamment sur le château du Mein et le territoire de Félines.

Le centre ancien, de dimension modeste, a conservé une ambiance tranquille et traditionnelle. De part et d’autre de la départementale, les chemins orientés en quart de cercle, laissent supposer l’existence ancienne d’un site fortifié, autour d’une source permanente. Un habitant archéologue, Vincent Bernard, a même retrouvé, lors de l’élargissement de la route en 2001, les traces en profondeur de murs de 1 à 2 mètres de large.

À partir du Moyen Âge, trois églises ont été successivement construites au-dessus de l’ancienne enceinte. L’église actuelle a été achevée en 1901. Elle présente des proportions équilibrées. En face son entrée, l’ancienne cure, toujours propriété du diocèse, est utilisée par l’association d’animation.

Un peu en dessous l’église, le grand bâtiment est un ancien relais muletier qui a abrité le transport du sel au moins aux XVIIIe et XIXe siècles. La maison d’habitation qui lui correspond est datée de 1867.

Plus bas, près de la route, l’ancienne école privée a été réaménagée en salles communales d’activités avec un terrain extérieur pour les fêtes et les concerts.

Le vénérable Pont de la Pierre

La légende le dit romain, mais il n’est sûrement que médiéval. Son nom de pont de la Pierre ne date aussi que du XIXe siècle : en 1377, il était le pont Bertrem. Il est en tout cas respectable avec ses 40 mètres de long sur trois arches imposantes et une largeur d’un autre âge. Il a aussi l’originalité, en franchissant le ruisseau du Limony, de relier l’Ardèche et la Loire, qui en possède les 5/6e de la longueur, jusqu’au milieu du ruisseau. Mais son arche ardéchoise, qui est sans doute la plus ancienne, a aussi deux propriétaires, Vinzieux et Charnas, qui se la partagent cette fois dans le sens de la longueur. En 2013, les trois copropriétaires ont fini par s’accorder pour le consolider : installation de tirants pour le resserrer en largeur, construction de parapets, surfaçage des parois… Il est sauvé, mais toujours peu utilisable : son accès ligérien reste chemin de terre.

HÉRALDIQUE

Les armes de Vinzieux se blasonnent ainsi :
De sinople au chevron losangé d’argent et d’azur.

Présentation en provenance de Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/Vinzieux.

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